Avez-vous une ‘bourse’? (en français)

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(En français. Introduction en anglais)

This is my second post for my Journal de bord, my first one can be found here. This is part of my Year Abroad assessment for The University of Sheffield; I must write four online diaries in French this semester, highlighting key moments, language learning and news/events in the region. I hope French-speakers enjoy it. This was written on 07/10/14 and focuses on events I did before I went to Nîmes, 10-12th October.

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Je n’arrive pas à comprendre que c’est déjà le mois d’octobre. Ma famille et mes amis en Angleterre se plaignent de la façon dont il fait si froid. Ici, il paraît comme il est toujours l’été parce que la température peut atteindre 30 degrés à midi – c’est assez drôle parce que les lumières de Noël sont déjà visibles dans les rues. C’est comme un été prolongée, mais j’ai maîtrisé enfin l’art de porter un jean dans des conditions très chaudes – quelque chose qui était presque impossible lorsque je suis arrivée en août. Le froid me manque quelque fois mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que j’espère que je n’aie pas emballé tous mes écharpes, pulls et chapeaux ici pour rien! En tout cas, le froid me frappera quand je rentrerai à la maison pour Noël!

Comme je l’ai dit la dernière fois, le samedi dernier je suis allée à la ‘Journée d’accueil pour les Nouveaux Catalans ’ : un festival à Perpignan au Palais des rois de Majorque (un site historique en ville). Le but était de promouvoir les P.O. (Pyrénées-Orientales) et des entreprises et services dans la région. On a dû se lever tôt le matin pour y arriver à 10h. On ne savait pas ce que nous attendait, soit ce serait une bonne idée ou non, mais j’ai passé une super journée (très chargée) et je suis contente d’y avoir participé.

Quand on est arrivée, on s’est inscrite pour faire une excursion l’après-midi au Prieuré de Serrabonne. L’excursion était complètement gratuite : le transport aller-retour en bus et l’entrée au Prieuré. Avant notre visite au Prieuré de Serrabonne, on a pu explorer un peu le Palais des rois de Majorque. Le palais dispose sa propre chapelle qui est très petite mais élaborée. J’ai adoré la façon dont la lumière des vitraux reflétait sur les murs.

Le Palais des rois de Majorque

Le Palais des rois de Majorque

A few of the exhibit tents in the Palais des rois de Majorque gardens

Le Prieuré de Serrabonne est un site touristique et 1h15 en voiture de Perpignan dans les montagnes. C’est bien connu dans les P.O., pourtant c’est presque impossible d’accéder sans voiture parce qu’il n’y a pas de bus qui va par-là. C’était formidable que ce festival ait offert cette excursion, car je doutais pouvoir y visiter d’autre manière.
Le Prieuré, fondé au début du XI siècle, est tout petit et il n’est que un bâtiment très simple, mais il y a plusieurs qualités qui le fait un endroit que l’on doit visiter: le cloitre, la tribune et le beau paysage sauvage autour du Prieuré. Le Prieuré est surtout connu pour sa magnifique tribune en marbre, qui semble si étrange dans son bâtiment austère. À mon avis, la pièce la plus belle est le cloitre ; ses arcades, ornées de trois colonnes, ouvrent sur le ravin qui est à proximité du prieuré. C’est tellement beau, et lorsque l’on arrive au prieuré, on n’attend pas à trouver ce cloitre à l’intérieur, c’est comme un trésor caché. Le Prieuré est loin de civilisation et on peut bien apprécier la nature et la tranquillité des montagnes dans ses alentours.

Just look at this view!!!  La Prieuré de Serrabonne

Le paysage!!! Le Prieuré de Serrabonne

Bien que Perpignan se trouve dans ‘le pays catalan,’ il ne me semble pas très catalan tout le temps : le 99% des personnes que j’ai rencontrées sont des Français qui parlent français et qui s’identifient comme Français, mais beaucoup d’entre eux parlent catalan comme deuxième langue. Tout ce qui me souvient que c’est le pays catalan, ce n’est que des drapeaux catalans sur les bâtiments officiels en ville.
De plus, lorsque je suis allée à Gérone, qui ne se situe que 40 minutes en train de Perpignan, cela m’est devenu encore plus évident. Gérone se trouve au cœur de la Catalogne : il y a des drapeaux catalans qui pèsent sur tous les balcons des appartements, dans les rues, bon, partout. Les cartes dans les restaurants sont écrites en catalan, et même les boutiquiers vous adressent tout d’abord en catalan et pas l’espagnol. Donc, il est très évident que c’est le territoire catalan.

Le festival à Perpignan le samedi dernier, c’était la première fois que j’ai eu l’impression que Perpignan est vraiment dans le pays catalan aussi. Il était premièrement, un festival pour promouvoir la région, mais a souligné également qu’il s’agit d’une région catalane (c’était dans le titre aussi !). Il y avait beaucoup de monde espagnol/catalan qui est venu pour visiter Perpignan pour ce festival aussi, pour voir que Perpignan s’inclut dans l’identité catalane. De plus, c’était la première fois que j’ai entendu les gens autour de moi parler en catalan à Perpignan.
Ce qui m’a plu le plus de ce festival, c’était qu’il est également la bienvenue à tous les nouveaux arrivants, pour nous inviter à profiter de la région. Le conseil général a évidemment investi beaucoup d’argent dans ce festival d’accueil et c’est toujours bon de savoir que l’on est le bienvenu ! Cette journée-là était formidable aussi, parce que je n’ai que dépensé 2€ en totale (pour le bus !).

Un de mes villes préférées que j’ai visité jusqu’ici, c’est Villefranche-de-Conflent, qui se classe parmi les plus beaux villages de France (c’est officiel, il y a un site web [1]). Malgré sa petite taille, Villefranche est riche en histoire, parce qu’elle est un village fortifié qui était très important tout au long de l’histoire, car Roussillon était un territoire contesté entre les Français et les Espagnols. J’y suis allée avec deux colocataires, et ensemble on a visité les grottes naturelles à proximité du village, et on a exploré les remparts du village. Avant de retourner à Perpignan, on est allée dans une pâtisserie, c’était alors la première fois que j’ai mangé des rousquilles. La rousquille est une spécialité traditionnelle catalane en Languedoc-Roussillon, mais aussi sur l’autre côté de la frontière franco-espagnole. C’est un biscuit rond et tendre, en forme de couronne et elle est saupoudrée de sucre glacé. Depuis lors, je dois avouer qu’aucune rousquille ne dépasse ceux que j’ai mangés à Villefranche!

Villefranche

Villefranche-de-Conflent

La semaine dernière, j’ai lu la chantefable, Aucassin et Nicolette. Il s’agit d’une histoire écrit au 13 siècle, et c’est la seule exemplaire de ce genre. La ‘chantefable’, mélange le récit et la poésie, la réalité et la fantaisie. L’histoire m’a plu beaucoup, mais ce qui est dommage, c’est que le livre n’a que 80 pages et la fin termine très brusquement. Il aurait été préférable de prolonger le récit et donner une description plus détaillée, mais il est de toute façon une belle narration. Ce qui était intéressant, c’était la façon dont chaque chapitre a changé entre poésie et prose. Le livre est bilingue et fournit le texte original en ancien français sur la gauche, puis le français comme on le connait aujourd’hui sur la droite. C’était intéressant de jeter un coup d’œil sur le texte original afin de voir ce qui ressemble la traduction, ce qui a changé ou ce que je pouvais déchiffrer.

En tant que vocabulaire, j’ai appris que l’on dit ‘une bourse’ dans cette région pour dire ‘sac.’ Une fois au supermarché, je me sentais que c’était un peu étrange quand la personne à la caisse m’a demandé si j’avais ‘une bourse.’ Je pensais qu’il posait des questions sur ma situation financière à l’université… Pourtant, quand j’y vais maintenant et j’oublie un sac, je connais le mot juste à paraître comme une vrai locale (je l’ai fait hier!). Pendant des cours de version espagnol, j’ai appris les mots : ‘pleurnichard,’ ‘geignard,’ ‘douillet,’ ‘désarroi,’ ‘de surcroît,’ ‘bigoudis,’ et ‘aléas.’ Ce ne sont pas des mots que j’utiliserais souvent dans la conversation, mais de toute façon, très utile s’ils se posent dans mon examen de version espagnole en Janvier… trop hâte.

Ce week-end, je vais aller à Nîmes avec Kam, pour voir un concert de musique d’Émilie Simon et visiter la ville pour la première fois, mais je vais vous en parler la prochaine fois.

À bientôt,

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